Sept-Paroles “Ego sans trique” (2003)

21 juillet 2004

[Sept]

On croirait que je débute, je porte ni Lacoste ni Helly Hansen.
Jamais des putes si fortes m’accostent, ni dans la vie ni en scène, et je mâche mes mots, lâche un égo sans trique. Soundclash de péquenots en slip, une démo aussi falsh qu’un bédo sans shit. Y a pas une go que je né-co, dans le clip je trash davantage qu’un technophage qui a bégo cent trips avant l’âge. Comprends l’outrage qu’exprime ce oid. On te rend l’ouvrage en rimes froides quand ton clan rend fou de rage le grims squad. Si tu m’aperçois sur la chaussée que j’arpente, rappelles toi que je suis un kecé de la trempe des gars sur qui a pesée l’attente. Les même sujets creusés à trente, si t’as plus de jets appelle moi Ptesay la crampe.

Refrain
Je me la conte-ra sous protection, mon addiction, les contradictions, mais je laisse béton dès les prémices d’une première friction. Mon business le son, mon contrat mon obsession. Béton et science fiction sans restriction.

[Sept]

Je renais de mes cendres carbonisé, pour me vendre faut m’harmoniser. Je me fais descendre pour me faire entendre. J’ai pas le Colisée, je veux bien m’étendre et m’alcooliser, de toute façon je suis bon qu’à pendre, répandre un son de carreaux brisés. Je suis diabolisé, je ponds un pavé sous les moqueries, nom et sillons gravés au gré des loteries. Quitte à m’entraver je dis Ave, au tri, dépravé, je suis pas lavé mais j’ai ma verroterie. J’ai cavalé pour te faire avaler toutes mes sauteries. Maudissez celui qui est pris de court, de choriste à l’improviste son odyssée suit le court d’un morceau soliste. Parfois un MC canne, les DJs ricanent ; pour ceux qui chicanent j’ai un briquet et un jerrican. Ils se tondent le crâne avec une discipline militaire, nous on s’inonde les membranes quand on sonde dix piscines similaires. Y a ceux qui fondent face aux prothèses mammaires en silicone, moi c’est l’immonde qui proteste sa mère pour un mini cône.

[Rhaptaman]

Dans le rap que des chauves, on dirait qu’ils ont tous la calvitie. Laisse-moi rire - ah ah – je vais aux WC. Petite frappe, c’est rhaptaman qui rappe, écarte toi car si je t’attrape tu manges ta tarte, sale môme.

Refrain

[Sept]

Je prends chacune de mes rimes pour parole d’évangile. Soit disant à la une des crimes, je cours pas roder en ville. J’ai tant de lacunes que je m’escrime à marmonner dans le style “prends la thune keumè, frimes, tout va rouler tranquille”. Toucher dans le mille, c’est ça mon ambition. Sur les rattes, en mission, je vais me coucher avec mon sans-fil et je gratte mes champignons. Camilo et Sept, des types pervers comme Milo Berger et Eric Meltzer. On accélère ta digestion pire qu’Alka Seltzer. Aussi populaires qu’une maladie cardio-vasculaire, chaque samedi au Barrio les ménagères aux chariots brassent plus d’air. Et sur la 6, la meuf l’a dit, ils ont cru en mon charisme. Des pures caprices de Puff Daddy aussi faux que Biggie sans son strabisme. Les sottes dégustent, est-ce par manie ou par machisme ? Quand je les menotte à leur caddies c’est juste par sadisme. Ma mythomanie frise le ridicule, pour épater la galerie et pas que les gals rient j’ai mis dix pulls. Ma discographie brise ceux qui simulent mais j’ai passé ma sale vie à masquer les craris que je dissimule.

Refrain

[Rhaptaman]

Quand je pleure c’est que quand y a les lacrymogènes. Attends bâtard, on va voir s’ils aiment, et je kick sa race même dans le fourgon de CRS si y a la sirène. Je vais faire un tour, après je te thten. Rhaptaman s’amène, normal, ici tu sais très bien que l’escroquerie c’est son domaine, et là je te vois avec la gueule que t’as déjà ; il faut que je t’endorme toi et ta rhamja.

Et vous, vous en pensez quoi ?