Sept-Paroles “La logique du chrono” (2003)

11 juillet 2004

Mes parents m’élevèrent comme un monolithe. Un morceau de shit, des vers et une sono, je quitte en un éclair ces terres de pronostiques où se fédèrent les pires sodomites. On est guère que des prototypes qui gèrent les mots trop vite et jettent des pierres aux maudites carrières de ces sphères économiques. Ils versent aux hommes, pour tout salaire, des sommes trop modiques. Des vies à l’acide caustique, eux s’adonnent au ski nautique vers Moskito Creek, fanfaronnent à Mexico sous les xylos pendant que des toxicos se piquent sur toute la planisphère. Desserre les maxillaires, faut se satisfaire de ne pas s’y faire. Une sale manie se perd mais crier ça détend et ça libère, et quand il s’agit de guerre, mauvais temps pour les Béliers comme les Sagittaires. Des claques s’abattent, la malchatte frappe, on croit qu’on passera le cap. Seuls les cracks s’adaptent avant que les têtes des gars ne captent que les dettes les rattrapent. Comme Cassius Clay dit c’est le casus belli, le moindre lapsus sévit pendant les guerres. Dans le désert même le cactus périt, tout s’éclaire quand t’assistes aux abus et que t’as déjà vu ce mépris. Les fascistes te feraient taire pour ce que t’as juste écrit, et si tu te laisses faire c’est vers ton anus que les phallus dévient.

Refrain
C’est chronologique, ce qui nous flingue : la logique du chrono. C’est le règne des dingues, la jungle et les coloniaux niquent les masses qui s’opposent aux broliks. Les faces s’éteignent quand on les épinglent aux portiques et craignent l’optique, qu’on passe du stéréophonique à du mono.

Ces cons n’existent que pour une raison, à travers ce qu’ils percevront de traites. Nique sa mère ! Ils ont des vies tristes comme des maisons de retraite. On n’a pas trente-huit pistes, ce qu’on a on se le prête. Je remet à la page arrivistes et marchands des quatre saisons, je regrette ni hardos ni hardeurs, pourtant on a la rage comme à Davos et l’ardeur. On rentre ni en tacos ni en débardeur. Assos’ griffonnés au marqueur qui tirent sur un spliff tous les quarts d’heure. On prend du recul et on se rend à l’évidence : y a que l’argent qui circule librement. Mais on sent pas de réticences, réduisant bigrement les distances, certains à des silences d’autres à un statut d’éminence de pacotille. Depuis la chute du marteau et de la faucille chacun sa lutte. Ils emménagent un cachot si les barreaux brillent. A trop causer tu finis littéralement explosé, les plus exposés traînent un passé salement névrosé. Pour avancer faut composer avec des gens aux tracés diamétralement opposés.

Refrain

Personne là-haut pour répondre à l’appel. J’annonce le chaos comme les caravelles avancent en parallèle, telles des corps en partance pour la chapelle. Le décor : une toile crado, pas une aquarelle que je peins avec un style aride et trop sec comme le désert de Gobie. Dans nos villes et dans vos pays, ils serrent la bride à laquelle t’obéis, les esprits déconnectent ou s’atrophient dans la mélancolie. Maintenant tu sais quelle est ta phobie, méfaits et calomnies. Faut enlever la haine comme Efay et N.o.b, Fudge, Jey, Ki lab, Sir yu, Le jouage, Steady et Mjm qui dissèquent les séquences au millième de millimètre. Mais comment s’explique l’espérance, qui dit de s’y mettre ? Nique les carences et les simili maîtres, on ne croit qu’à la voie d’êtres droits, ni à la chance ni à la loi du sceptre. Cet Etat qui s’appelle la France, nos ancêtres ont vu la milice y naître. On s’enlise, tous perdants à chaque fois que l’un des camps brûle. Même sous emprise on les encule, je vandalise leurs parois avec ma voix en guise de préambule.

Et vous, vous en pensez quoi ?