Sept-Paroles “Nécropole” (2003)
J’alimente pas la paranoïa, je plante des vérités. Là où l’Etat cimente y a tant de sévérité, tant d’exodes, quasi autant d’aspérités que d’espérances. Quand les méthodes de la Stasi remplacent l’équité ils baisent tes chances, t’obéis ou c’est des claques - pour que ça se détraque y a pas les masses requises. Trop de pays, comme des tracks, qu’ils masterisent. La BAC est de plus en plus pesante, les gars se le disent : “objection”. Si tu penses péter la baraque retentes à quatre reprises. Les obsessions augmentent, dépossession de nos plantes, des progressions trop lentes dans les entreprises. L’échec tue, trop effectuent des travaux de rue ou de fabrication. Classification absolue suivant la peau plus que les qualifications. Nation de faux-culs, c’est pas une révélation. T’as trop vu d’exactions, dis toi que t’es pas au-dessus de la mystification. Ta vocation : faire appliquer la consigne, consolation d’un salaire à se piquer qui tient en onze lignes. Y a la manière, les usages, peu en resteront dignes. La lumière dans le visage, c’est des yeux qu’on cligne et rien n’est négligé, la fin des morts agit en chantage. Rien ne pourrait maîtriser une hémorragie de dix ans d’âge, laisse pisser. Deux mille ans de rage après J.C., des mises en cage, plus ça passe plus le conflit s’engage. T’as pas vu que sur ta face ils ont mis le bandage, non ? Je t’en dis pas davantage. Camilo, Rymkha, Faro, Sept, s’il le faut on chie cent pages.
Refrain
Nécropole, cité des ombres où l’opacité et le règne des nombres atteignent des mentalités en décombres.
Prise de conscience, sous la lune pâle des loups brisent ta confiance, tu te fous une balle ou t’avances. Les sous maîtrisent la science, tu déjoues les crises et la cadence subliminale ou tu te balances. Tu vis si mal une décadence plus que minimale, la survie lie chacune des croissances à des tueries tribales. A la merci des croyances locales, averti par des violences vocales ou physiques, asservi par les instances hexagonales pourries de fric. Délinquance politico-juridique, c’est ce que dit Yafa : “Qu’ils se niquent !” La foule est plus passive que pacifique, y a déjà urgence éducative. En l’occurrence, on se fout des statistiques, la résurgence des haines est plus massive dans un état critique. C’est pas les jeunes qui sont indécents mais vos pratiques. L’Etat déjeune avec des dirigeants peu démocratiques qui savent que le feu et les caves ont des effets traumatiques : picrave d’automatiques et trafic d’esclaves pour nos fabriques.
Refrain
Je transforme mes lives en nécropole tant le fond et la forme en ont accablés. Par rapport à la norme, c’est pas sur ça qu’une major va tabler. Flow chloroforme, faut que le côté rétro colle à ce marché. Au-dessus du métro : le sol, au-dessous : des macchabées. J’invoque pas d’âmes damnées mais leur passé hante mes pensées. Avocat du diable, affamé de phrases pesantes fiables et sensées. Sur une pente aux bases friables on est lancés, ceux qui la tentent à l’amiable se font distancer. Combien de sacrifices pour n’avancer que d’un millimètre ? Combien ont péri avant l’armistice ? Une série de coups et de cris, un suivi de lettres comme un fruit qui veut naître. Les uns s’enlisent dans le crime, le viol, ou l’obscurantisme. Instruit qui peut l’être, d’autres savent que ce que les séries en disent… En prime, au vitriol des agents brisent les élans d’activisme. Impossible pour vos cibles d’abdiquer, quitte à se niquer, pas de civisme. Les solutions plausibles : l’évolution ou l’arrivisme.
Refrain









