Sept-Paroles “Qui flingue l’espérance ?” (2003)
[Dr Slang parle avec ses mains]
Refrain
Ils abondent dans la déchéance sans voir qu’à longue échéance ils avancent l’hécatombe à des fréquences qui flinguent l’espérance. On se distingue de ces cadences avec l’élégance d’un bilingue qui fait la translation d’une langue afin d’en révéler le sens.
[Da 10 Keus]
Vivant entre amour et haine, entre courrav, corps à corps et peines, tours et dilemmes, entre amis, ennemis, respect et blasphèmes. Entre faux et sourires, comme à la Carême, comme moutons, fauves et gladiateurs, tous pris dans la même arène. Ce qui sauve le naturel, cette vie, la mienne dans laquelle je me démène sachant qu’aux chiens je pourrais servir de pâture. Elle, la seule qui me guide, c’est ma chance et elle est unique. Je reste le même, le baggy ou le pince dans mon âme c’est la même tunique. Tant que j’ai les mêmes mimiques, mon sourire, mes gimmicks, ma manière d’être comme d’autres le cherchent à travers les œuvres bibliques. L’optimiste dans le cœur à la recherche de valeurs humaines, tellement déçu par les actes que tout le monde y pense à peine, et pourtant c’est à la base de tout. Si personne ne se supporte alors personne n’ira jusqu’au bout. Histoires de négros, de babtous, de rabzas, de noichs ou de kung-fu. Les mauvais coups filent droit, on en devient fous. Le vent du bitume, mon souffle d’air. Je sais d’où je viens, on appelle à la tempête pas comme Jean-Pierre Madère. A la conquête des âmes j’adhère, mes compères venus par paires donc on perd l’essence même du combat qui s’opère.
[Sept]
Je voudrais lâcher plus d’une brique mais j’abrège les comptas cachées de fonds publics, et les manèges du fric sont pour les stratèges que sont à la musique classique les arpèges. Ambiance Stanley Kubrick, économique, Orange Mécanique à la française, version Rafik, Franck, Frédérique et Nadège face à des patrons et un tas de flics hermétiques avec une conception des lois lège. Même quand y a méprise, des balaises tapent une sale perquise, avec le manque de matière grise utilisée à bon escient qui les caractérise. Je dénonce les vampayas qui sont dans le biz, j’ai mon restant d’aya et mon analyse en guise de crucifix. Même si parfois je me sens faya quand je tise en m’éloignant de leur emprise, je me purifie. Dans ce pays en crise qui te subtilise tes perspectives, vu d’ici, afin que tu t’enlises, que les mises fructifient et que les llébis se multiplient. J’ai juste besoin d’un taf, d’un lit, d’une platine, du reste du staff et d’une Hi-Fi, d’une belle fille câline qui s’unifie à mes nuits et mes sommeils rayonnent et brillent par son esprit, comme derrière les grilles le soleil de Tunisie. Mes frères je te jure qu’ils prient dans les pires vibrations afin que vos civilisations de l’oseille aillent en enfer et que six mille matons les y supplicient.
Refrain









