Carnet de bord (1)

12 juillet 2008

Une semaine plutôt bien chargée s’achève.
Entre une interview vidéo de Dreyf, la rencontre d’Artcore Fenek avec Soklak, le tournage des clips de Sept et de Dreyf, la mise en ligne du premier clip de Taipan, une rencontre avec l’inspirateur de ce site (et “consultant de luxe” pour le label (rires)) ou la distribution de tracts devant le Zénith (et un show énorme de Jay-Z), le rythme commence à être sympa.

Artcore Fenek, alias Alex C., est un musicien impressionnant: multi-instrumentiste, arrangeur, beatmaker, il sait aussi mixer et est un connaisseur en matos, jamais loin d’un synthé analogique ou d’un sampler vintage. On a pu entendre la partie rap de son travail sur le second album de Grem’s “Airmax”, apportant des lignes de synthés ici et là, il était présent sans cesse à l’enregistrement et au mixage. Plus récemment, il est crédite sur la totalité des tracks de l’album de Gimenez, référence plutôt impressionnante à l’écoute des morceaux.
On le connaissait depuis deux, trois ans, et aucun des deux n’avait eu l’impulsion de proposer à l’autre de collaborer. C’est vrai que nous avec Soklak on est pas trop du genre à aller checker tous les mecs qu’on kiffe, on laisse un peu les choses se faire naturellement. Pour le coup, on a bien fait: DJ Boolchampion, (dont Fenek est également un des principaux réalisateurs) avait téléchargé les acapellas de Soklak, et bidouillé un remix avec une instru de Fenek qui trainait dans son ordi. Quand il nous l’a faite écouté, on a été choqués: Sept et Soklak (le track est Seventies Team) riment sur un orage de synthés west coast, avec un groove détonant, exactement le genre de trucs qu’on cherche pour l’album (oui, on cherche toujours, d’ailleurs, hein les génies !). De là, coup de fil, rencard, aprem’ chez le gus, à écouter plein de belles choses, il fait aussi du Jazz Funk, de la Soul, du Blues, des trucs Electro, bref, un mec à ne pas lâcher (hein Bool ? !). On s’est mis d’accord pour se revoir très vite, lui en préparant des bases, nous en apportant nos morceaux qui méritent quelques arrangements.
Et vous pouvez donc déjà imaginer un peu la teneur du second Soklak, avec un gars comme ça, mais aussi Thomas Broussard (guitariste de Mr Toma entre autres), un autre musicien qui s’intéresse de près au Rap (pas de ces pète-sec qui n’y voient qu’un gagne pain, de vrais bons zicos qui ne snobent pas notre musique, ne la caricaturent pas), les Demolisha et bien sûr votre serviteur (et peut-être bien les autres beatmakers du label).

Quand à nos clips, dont je vous parlais plus haut, soyons clairs, le label n’en a pour le moment financé aucun, les artistes se prennent en main sur ce point et nous sollicitent si besoin pour une aide quelconque. Je trouve important que les gens qui nous suivent sachent que Sept, Taipan, Dreyf ou Soklak sont des artistes indés avec tout ce que ça comporte d’implication personnelle: trouver des soutiens, se pencher sur tous les aspects de leur projet, réaliser eux-même leurs clips avec l’aide amis quand ils le peuvent. Un énorme merci donc à Came (Entre chiens et loups pour Dreyf), Bobbymilk (Diogène pour Sept), Adistyle (Balade au pays haut pour Taipan) ou encore No Prodz (les clips de Soklak). D’ailleurs, si vous vous sentez une âme de vidéaste et que vous aimeriez collaborer avec un des artistes, n’hésitez pas à nous contacter !

De même, si vous voulez voir un ou plusieurs de nos artiste en live dans votre ville à partir de la rentrée, c’est avec plaisir qu’on contactera les salles que vous nous conseillerez (mail: contact@lzorecords.com).

Enfin, guettez de près la mise en ligne des premiers extraits du Jeu du pendu et du myspace dédié au projet, ça ne devrait vraiment plus trop tarder.

Par Lartizan, beatmaker