L’album est en court de pressage ! Découvrez-en déjà quelques extraits, en attendant les quelques inédits qui ne devraient pas manquer d’arriver d’ici la sortie.
“C’est ma passion, mon job, j’ai tout donné au Hip Hop”
Retrouvez les billets “top 20″ de Lartizan tout l’été, en parallèle au grand référendum organisé par ABCDRducon.com
Rocca n’a jamais fait partie de mes MC’s préférés, affectivement parlant. Mais c’est sans aucun doute celui qui m’a le plus impressionné dans son assimilation des techniques de flow US de l’époque que je préfère (Kool G Rap, Raekwon, Big Pun, Nas… au choix).
Dans sa première incarnation (en gros de “Conçu pour durer” à son premier solo), Rocca était plutôt du genre ultra expressif, sans doute plus dans le giron d’un Redman cuvée 92 /93. A cette époque, il n’était pour lui question que d’accélérations et de syllabes trainantes, d’effets vocaux ( “puis… BANG !!!”), et d’intonations chantonnées. Chaque série de 4 mesures donne lieu a un nouveau kata lyrical, souvent précédé d’une pause comme pour prendre son élan. Une interprétation surjouée qui vieillit vraiment bien et on écoute 14 ans après encore avec un kif rare “Conçu pour durer” de la première à la dernière seconde (demandez a Fred Yaddaden). Pourtant en 2009, j’ai encore plus de plaisir à écouter son flow de 99 que celui de 95. Oh, ce n’est pas très important hein, ce qui est important c’est de ne pas oublier à quel point ce mec est doué.
Pourquoi choisir un titre qui est à priori de seconde zone dans une discographie par ailleurs riche en temps forts ?
“Le grand buff” est un peu le morceau miroir de “Rap champion” (solo de Daddy Lord C.) sur l’album “La cliqua”. Chacun son solo, chacun son ambiance, rangez les pianos, les violons, sortez les vibraphones, la cocotte de guitare, chacun le sien, chacun son petit texte sur le Rap, rien de profond, juste un état d’esprit martelé de 100 manières phase après phase, et surtout ne pas oublier que les cuivres et les scratchs ensemble, ça déchire. Juste du Rap, on ne peut plus simple.
Commençant par 8 mesures a capella pas si dingues (voire ridicules pour certaines…), “Le grand bluff” a pour moi un truc à part : l’idéal d’un flow technique et coulant et d’un son au plus près de mes références ultimes. Quand ce disque est sorti, j’avais commencé le son depuis deux ans à peine, et même si le beat n’est pas impressionnant techniquement, loin de là, sa mélodie couplée à la voix de Rocca, les cuivres placés avec une totale sauvagerie, la simplicité pure du tout, le roulement rythmique tellement simple et addictif, la snare et son petit crunch discret, les refrains, magiques (le petit son qui répond au cuivre, le scratch…), les cuts (bon OK le break sur Manau n’était pas indispensable) et leur reprises… Et ce mecs fait sonner les mots comme personne.
Le texte n’est pas inoubliable, c’est vrai, c’est un peu scandaleux dans un tel top. Juste une déclaration d’amour au Rap, comme il y en a des dizaines, pas de punchline incroyable, pas de couplet déchirant. Ma préférée pourtant, à faire tourner en boucle.
C’est l’été, on raconte des conneries sur un peu n’importe quoi pour se détendre, à Paris il fait moche, le shit est dégueu’ et cher, alors j’écoute ce petit morceau sans prétention qui réuni à nouveau Taipan et Rachid Wallas (scoop : Rach est l’unique featuring sur l’album de Taipan, ce qui me plait bien perso car c’est par Rachid que j’ai pu rencontrer Taipan la première fois, en 2003, pendant que chez Skeezo on réalisait Bootleg 1 et que lui et Céhashi étaient repêchés en dernière minute pour Max de 109…).
Bref, pas des textes faits pour marquer l’histoire, non, juste le meilleur sample du monde dans son genre, une talk-box pour colorer, Rachid plutôt en forme entre chant et Rap, et Taipan en apesanteur, pour changer. J’imagine que ça a du lui prendre un temps fou à écrire tous ces petits jeux de mots. Au moins le temps de fumer un spliff, je dirais.
Bon en vrai le morceau s’appelle ‘Smoking out’, mais non seulement ‘Smoke me out’ c’est bien mieux, mais en plus c’est ce qu’ils disent dans le refrain. J’aurais bien refait la pochette aussi, mais le temps m’est compté, faut pas pousser.
La compile dont la superbe pochette honore notre site ? Apparemment réalisée il y a une grosse année dans l’Est de la France, je vous invite à googler les blazes ci-dessous si vous voulez en découvrir plus, moi j’ai déjà tout ce qu’il me fallait, bien servi en plus, merci Tiz on et Mr Frost. Ah si, il y a quand même un chanteur de Metz nommé avec un à propos rare Jack Metzrine qui chante la talkbox dessus, aussi, ça se signale il me semble. Le refrain est entêtant dans le bon sens du terme, je l’ai dans la tête entre 12 et 46 fois par jour, et je kiffe.
Rachid Wallas, Jack Metzrine, Taipan et Mr Frost - Smoke me out
Beat : Mr Frost / Label : Tiz on recordz
PS > Par une étrange association d’idées, ça me rappelle que si il n’a évidemment pas sa place dans un top 20 digne de ce nom (trop de j’m'enfoutisme dans la réal je trouve, déjà, pour commencer), “La femme de fer” est une des plus grosses réussites en Rap comique, et j’adore la fin du clip, le match de tennis et son résultat. Mais on en recause dans quelque temps (il y a du boulot en attente d’abord).
Ça rend un peu dingue à faire ce Top, alors des fois je ne sais plus trop où j’en suis, je mélange un peu tout, j’ai des visions troublées, comme si par exemple Booba avait fait “Métèque et Mat”, et Akhénaton “Ouest Side”… Tiens, je me demande à quoi ça aurait pu ressembler d’ailleurs… A ça peut-être ?
Akhenaton - Azur Coast
01-Gentil garçon
02-Surveille l’orangeraie
03-Le plouc de Bologne
04-BouleBill
05-Azur coast
06-13 au zoo feat FF, 3eme oeil, Psy4 de la rime et Chiens de paille
07-Oui-oui (Glau-glau-glauque dans les Bouches-du-Rhône) feat Bouga (clash régional)
08-Whippet
09-Je me souviens de tout feat Akira Arugushi
10-Étoiles filantes
11-Au bout des rêves feat Tairo
12-Gun in plastic feat Cali
13-Au premier rang - feat Shurik’n
14-Couleur ivoire
15-Outro
Booba - Ma tech’ est mate
01-Je cause pas
02-J’te crame même sans essence
03-Viens paza t’plaindre
04-Ma vie ton rêve (interlude)
05-Ma tech’ est mate
06-6h du mat, studio 287 (Interlude)
07-J’ferais jamais la queue aux assedics
08-Au fin fond d’une Maybach
09-Le single MP3
10-Di Polipoppers (Interlude viens j’te mets bien)
11-Cainri
12-Les autres ont six rondelles
13-Dirigé vers l’Ouest
14-Je suis peu d’êtres
15-Triple B (Boulbi Bad Boyz) feat Beat 2 Boul
16-Attila
17-Un brain de hun
18-Je partouze avec mes démons
19-Triple B part 2 feat Sir Doum’s, Mala, Lim, Salif, Dany Dan & Zaho
20-T’as plus de piles