
Sept & Boolchampion live au Grand Mix, Tourcoing, le 30 octobre 2009.
La bonne résolution de la rentrée, c’était faire vivre le site un peu plus chaque jour, multiplier les billets, les inédits, les news… C’était il y a deux mois, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est raté. Pris dans le feu croisé des projets, des évènements, des rencontres, on ne l’a finalement jamais aussi peu alimenté. Sans parler des séries de billets laissées en suspens, ni de la bannière périmée depuis plus d’un mois. Alors quoi ? Fin des haricots ? Embrouilles internes ? Flemme ? Lassitude ? Non, rien de tout ça, bien au contraire, juste le manque de temps, ce temps si précieux, qu’il a bien fallu consacrer à l’essentiel : préparer le futur, mettre un peu d’ordre dans Le Zbeul Organisé, privilégier pour une fois le O au Z, arrêter de tout faire dans l’urgence et l’à peu près, ce qui devenait il faut bien le reconnaitre une dangereuse marque de fabrique. Mais voila, tout ça prend un temps fou, et en musique, et en indé encore plus, le temps a tendance à s’allonger de façon élastique.
Après deux longues années sans que nos skeuds soient dispos en bacs nationalement, il était temps de retourner prendre la température chez nos amis distributeurs, forts de nos dernières sorties (“SPSA” et “Le jeu du pendu” en tête) et de la micro notoriété supplémentaire qu’on a fini par acquérir à coups d’AFPAN, de détournements, d‘invitations première classe et de presse enthousiaste. Bonne pioche, le ton a changé (même si ce ne sont plus les mêmes interlocuteurs, RIP 2good & Nocturne) : l’intérêt pour les projets à venir et le catalogue existant est maintenant bien réel, et nous, de notre coté, on sait un peu mieux ce qu’on veut, où on va, comment y aller et essayer de ne pas se rater.
Alors, on en est où concrètement, en fait ? Vous me direz que tout ce blahblah est bien gentil, mais ne donne pas de dates pour nos prochaines sorties, et vous aurez bien raison.
Un peu comme dans une série américaine, chaque membre du label suit son destin à sa façon, croisant les autres au fil des épisodes, et on peut comparer la semaine que l’on vient de vivre entre Lille et Tourcoing à une fin de saison : tous les personnages principaux (ou presque, mais Fred par exemple était avec nous via la bande son de la salle, en intro et entre les live héhé…) réunis en un seul lieu, avec un final qui aurait pu pencher au choix du grand scénariste vers l’eau de boudin (ça va si vite avec nos caractères) ou ouvrir des horizons prometteurs. Coup de bol (ou volonté de chacun ?), c’est ce second scénario qui s’est déroulé, confirmé par un live bien méchant. Encore merci à toute la Team Call 911 / Le Grand Mix pour cette opportunité en or, et cette semaine de kif musical et humain. Et merci aux artistes, ça faisait vraiment plaisir de vous voir réunis pour un même événement.
Au programme de la nouvelle saison LZO : Fred Yaddaden et “The shadow of a rose”, déjà dispo en exclu sur notre shop, distribué nationalement d’ici peu, avec la promo qui va bien, “Le jeu du pendu” réédité accompagné d’un disque bonus (on en recause très vite), et enfin distribué lui aussi (bien qu’on soit très fiers d’en avoir vendu environ 700 par nous-même, sans forcer, et avec peu de dates live…), une mixtape pantagruélique, “Punchliner”, avant le classique annoncé de Taipan “Je vous aime” (qui arrive avec un an de retard mais une décennie d’avance), et un Soklak qui, si il (on) reporte un peu son second album, promet de nous pondre une bombe à effet longue durée… chez nous, les skeuds mettent longtemps à sortir, c’est vrai, mais quand ils sortent, on comprend pourquoi (si, si).
Je vais m’abstenir de donner une seule date même si tout ça est plus ou moins planifié et imminent, mais voilà, je tenais à ce que ceux qui suivent un peu le site soient au courant de ce qui se trame. “What we build today, you’ll admit tomorrow” ; )
Attendez-vous à une reprise active des news, billets, freestyles et autres réjouissances ici-même. Préviens les autres. See ya’
Lartiz’ “le beau parleur” (on me l’a un peu trop sortie ces derniers temps, celle-la, bande de bâtards… qui vivra verra !)