Edito

On m’a dit que c’était la pire époque pour le disque et la musique. On m’a dit que les gens n’écoutaient plus que des merdes préformatées, que la qualité n’était plus un critère mais un handicap.

On m’a dit que sans moyens de promo énormes il était devenu inutile de compter se faire entendre. On m’a dit qu’internet avait tué la musique. On m’a dit que les gens n’achetaient plus de disques.

On m’a dit que sans passer par les réseaux habituels, c’était même pas la peine. On m’a dit que les réseaux habituels voudraient pas de moi. On m’a dit que j’étais trop gentil, pas assez requin, pas assez magouilleur, dictateur, manipulateur ni beau parleur, que je devrais mettre des baggys et trainer dans les “meilleures” soirées de la capitale pour intéresser.

On m’a dit que les rappeurs étaient des casse-couilles et les beatmakers des asociaux.

J’ai répondu : “OK, c’est parfait, on fonce”.

Lartizan, directeur artistique - LZO Records”


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