Iris & Arm - Case départ

5 septembre 2010

<a href="http://irisarm.bandcamp.com/track/case-d-part-2">Case départ by Iris &amp; Arm</a>

Arm x Taipan - Balade Au Pays Haut

18 août 2010

En attendant de le retrouver ici régulièrement autour de la sortie de son album commun avec Iris, Arm nous apporte sa vision différente du morceau de Taipan, et répond à quelques questions.

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Salut Arm. Tout d’abord, pour ceux qui ne te connaissent pas encore, pourrais-tu te présenter en 3 lignes ?

J’écris et je produis au sein de Psykick Lyrikah. J’ai sorti trois albums et une street-tape. Je participe en parallèle à beaucoup de projets très différents en tant qu’auteur ou compositeur, parfois les deux.

Quel est le bilan que tu tires de ton dernier album en date, “Vu d’ici“, sorti en mars 2008 ?

Plutôt bon. Les retours radios et presse ont été très flatteurs. La sortie a été un peu houleuse, parce qu’on a eu quelques galères de tourneur, et que les dates ont commencées un peu plus tard que prévu, mais globalement je suis content. C’était la première fois que je prenais en main la totalité d’un album de Psykick, textes et musique, donc c’est un album qui me tient beaucoup à cœur.

La suite est prévue pour quand ? Comment se présente-t-elle ?

Le nouvel album de Psykick est mixé depuis deux mois. J’attends d’avoir plus de temps pour me poser un peu et réfléchir à la manière dont j’aimerais le sortir. Le disque est assez différent de tout ce que j’ai fait jusqu’à présent. Iris est invité, et Tepr (ex-Abstrackt Keal Agram) a co-produit un son. Sinon, on enregistre dans dix jours (l’interview a eu lieu fin avril, ndr) un nouvel album guitare/voix, toujours avec Olivier Mellano. Évidemment l’album avec Iris donc, et puis la reprise du spectacle Richard III de David Gauchard, la saison prochaine. Pas le temps de dormir en quelque sorte ! Et c’est tant mieux.

<a href="http://taipan.bandcamp.com/track/balade-au-pays-haut-arm-remix">Balade au pays haut (Arm remix) by Taipan</a>

Comment ça se fait qu’on te retrouve sur le site LZO avec ce remix ?

Lartizan, qui connaît Iris, s’est proposé de mixer notre album commun, qui était enregistré depuis un moment, mais qui dormait un peu. Suite à ça il nous a proposé de le sortir. On s’est vu tous les trois à Paris dernièrement pour en discuter, et on s’est mis d’accord pour le faire ensemble. L’album sortira donc prochainement sur LZO, on annoncera la date tout prochainement.

Depuis quand connais-tu Taipan ? Y a-t-il des morceaux qui t’ont parlé en particulier dans ce que tu connais, si tu connais ?

Je le découvre. On m’a déjà parlé de lui mais je n’avais jamais eu l’occasion de l’écouter. Du coup j’ai fait le tour du site LZO et j’ai beaucoup aimé. Le style est très personnel et j’aime bien l’impression de lenteur du texte alors qu’en fait l’énergie est assez tendue.

Qu’as-tu pensé de la version originale de “Balade au pays haut” ?

J’ai dû passer à côté de pas mal de références dans ce qui est dit, parce que je ne connais pas le “pays haut” ! Mais en tout cas la prod’ et le texte sont mortels, il y a des phases de ouf’.

Comment as-tu abordé ce remix et quelles étaient les principales difficultés notamment ?

La principale difficulté, c’est le refrain chanté, parce que du coup tu es obligé de faire attention à la tonalité du son. Ce qui peut encore passer dans les couplets sonnera à tous les coups faux dans le refrain si tu tapes trop à côté. Au passage j’aimais beaucoup ce refrain mais j’avais un peu de mal avec les chœurs derrière.
En terme d’intention, essayer de partir sur autre chose pour faire sonner le texte différemment est tout l’intérêt du remix, ça c’est intéressant, surtout que le timbre de voix est mortel et à mon avis peut coller à plein de styles différents.

Quel matériel as-tu utilisé pour le réaliser ?

Un macbook pro, Logic et un Pad Akaï mpd24.

Merci, et donc à très vite pour parler plus longuement de l’album “Les courants forts” !

Skeezo x Taipan - Balade Au Pays Haut

18 juin 2010

Le trop discret Skeezo balance lui aussi sa version du titre “Balade au pays haut” .

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<a href="http://taipan.bandcamp.com/track/skeezo-vs-taipan-balade-au-pays-haut-remix">Skeezo vs Taipan - Balade au pays haut (remix) by Taipan</a>

Matmat x Taipan - Balade Au Pays Haut

10 juin 2010

Découvrez la version de Matmat du titre de Taipan, autour de quelques mots échangés avec celui qui, entre 1000 activités et voyages, donne sa patte visuelle Classe A à la plupart de nos sorties.

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Salut Matmat, qui es tu ?

Selon les moments, un peu graphiste, un peu graffeur, un peu wannabe beatmaker/arrangeur, un peu globe-trotter, un peu canapé-squatter, un
peu falafel-mangeur, beaucoup mélomane obsessionnel compulsif…
Certains ont pu me connaitre sous les noms Nemo ou Omen Graphizm par le passé, mais comme je suis nul en marketing (et en pleine quarter-life-crisis), j’ai décidé de revenir à un truc beaucoup plus simple avec Matmat qui est le surnom que me donnaient mes parents quand j’étais gosse. Y’en a moins de 10 par ville, et c’est plus facile à épeler en anglais au téléphone.

Peux tu évoquer tes liens avec le label ?

Je suis le graphiste attitré du label, même si mon emploi du temps ne me permet pas de tout gérer (surtout en ce qui concerne le web), je ne suis jamais très loin quand il s’agit de bosser sur une pochette de disque, même si le visuel principal n’est pas de moi, comme c’est le cas pour l’album de Taipan.
J’essaye d’apporter des idées fraiches pour démarquer LZO de la masse de labels indés, comme avec les t-shirts qu’on a fait il y a quelques mois, et les affiches sérigraphiées qu’on va mettre à dispo d’un jour à l’autre. Le but étant tout simplement de se faire plaisir en faisant de jolis objets, et en espérant que ce soit communicatif.

Tu fais également partie du groupe Circa Diem. Dreyf était le seul invité sur votre album, il fait partie de la famille ?

Complètement, on était amis avant de vraiment faire de la musique ensemble, et comme artistiquement ça collait, c’était naturel de l’avoir sur deux morceaux de l’album. On bosse toujours ensemble d’ailleurs, après la série de freestyles “Maux de gorge” on prépare un EP qui devrait s’appeler “La théorie du chaos”.

Tu as aussi collaboré plusieurs fois avec Fred Yaddaden : tu as fait la pochette de son album, lui a produit 2 titres sur celui de Circa Diem… C’est intéressant d’intervenir dans l’univers d’un autre ?

Passionnant. C’est la partie que je préfère dans la musique, le hasard des rencontres et des collaborations qui s’en suivent… Ce qui est un peu paradoxal pour un beatmaker, car au final tu passes beaucoup de temps tout seul avec tes disques et ta machine. Mais c’est aussi ca qui me motive à aboutir des morceaux ou des projets, parce que dans mon coin j’ai tendance à commencer plein de prods et à ne jamais aller au bout.
Et puis j’ai la chance d’être entouré de gens super talentueux comme Fred, Dreyf ou Polo et mon cousin Juju (qui bossent avec moi sur Circa Diem), donc c’est très enrichissant de voir ce que tu peux apporter en arrangeant ou remixant un morceau commencé par un autre, ou de voir une ébauche de prod’ transcendée par un couplet, une ligne de basse ou de piano.
Il y a une complémentarité qui est très importante pour moi, le fait de combiner les qualités de chacun permet de faire pas mal de choses que je ne pourrais pas avec mon sampleur et ma batterie. Et puis c’est plus fun, tout simplement.

Tu es originaire de Nancy. Est-ce que tu es attaché à cette région ?

Pas vraiment non… Je suis attaché aux gens parce que j’y ai grandi, forcément, donc j’y passe toujours une paire de mois par an, mais j’ai peu de sympathie pour “notre putain de coin”. Le morceau de Taipan le décrit très bien d’ailleurs je trouve, clairement c’est pas le pire endroit à vivre mais l’austérité générale et le climat le rendent pas très épanouissant à long terme.
J’ai besoin d’être stimulé par mon environnement, alors je passe mon temps entre Paris et New York, et j’essaie de voyager un maximum pour aller chercher des expériences et des inspirations différentes. Par exemple le dernier en date était le Brésil, et c’est dans les piles de vinyles ramenés de là-bas que j’ai pioché pour faire ce remix.

L’album de Circa Diem avait un concept particulier ?

L’album parle du temps qui passe, et de tout ce qui tourne autour de lui. Dans le premier morceau on avait scratché une phrase de Taipan justement, “Les heures passent pas, les années passent trop vite”, et c’était un peu le fil rouge qui nous permettait de lier les morceaux tout en abordant différents thèmes, comme l’endroit d’où on vient, le futur, l’amour, la mort, la musique… Tout ca évolue beaucoup avec le temps et ca a été une source d’inspiration assez riche, même si on a du prendre quelques libertés avec le concept quand on sentait que ca nous bloquait plus qu’autre chose.
C’était peut-être un peu trop ambitieux mais je suis content qu’on l’ait fait, c’est un peu 4 ans de nos vies comprimées en 1 heure de musique. Encore un paradoxe temporel, héhé… Enfin, ça vient clairement d’une obsession de ma part, hein, mais ça va, je me soigne.

Tu balances aujourd’hui un remix de Balade au pays haut, quelle a été ta démarche dans ce remix ?

Déjà, la prod originale de Taipan est excellente, et dans un style assez proche de ce que j’ai pas mal fait dernièrement, assez épuré avec un groove simple mais qui laisse beaucoup de place pour les placements du rap. Donc impossible de partir sur la même chose, je me suis dit que c’était l’occasion de refaire un son comme il y a quelques années, un beau sample mélodique, des découpes de breakbeats et habiller tout ca.
Je voulais rendre une atmosphère plus chaude, plus analogique, avec des sons assez bruts qui ressemblent plus à une prise live qu’à un morceau super-produit qui serait de toute façon moins bien que l’original ou le remix de Fred.
La plus grosse difficulté c’est bien sur le refrain chanté et les vocalises du chanteur tout le long du morceau, donc j’ai commencé par jouer quelques morceaux qui étaient dans la gamme avant de m’arrêter sur cette boucle. Je me suis amusé à passer le début en 6/4 avant de faire rentrer le break, c’est marrant ca donne une autre lecture rythmique au texte, un peu Rubato… Ensuite mon cousin Juju m’a bien aidé sur le refrain en ajoutant un Rhodes magique comme il en a le secret… Avec le recul l’ensemble se rapproche un peu du remix de Céhashi présent sur l’album mais avec un coté plus tribal, plus sec. En tout cas ça m’a donné envie d’en faire plus souvent…

Quels sont tes prochains projets, musique et autre ?

Plein de choses… On travaille sur un autre album Circa Diem, qui sera cette fois un album instrumental, dans la lignée du dernier morceau “23h59″. C’est un projet assez ambitieux, avec beaucoup de prises d’instruments et des morceaux évolutifs de 10 ou 20 minutes, donc ca risque de prendre encore une paire d’années, surtout qu’on a chacun des projets à coté. Entre autres, l’album solo d’Incredible Polo qui s’annonce assez fabuleux, sur lequel j’essaie de faire assistant DA. Coté rap, je produis un EP avec Dreyf au micro, qui sortira des qu’on aura trouvé le temps de le finir. Il y a aussi un album solo de Misto (rappeur de Circa Diem) en construction, on devrait également retrouver une de mes prods sur le prochain Soklak qui arrive, et d’autres choses à venir dont il est encore un peu tôt pour parler…
Coté graphisme, quelques projets de sérigraphie, dont un projet collectif monté à 8 et qui s’appelle Nomads Land (www.nomads-land.fr), qu’on va essayer de pousser au maximum…
Et puis pas mal d’autres petites choses dont la plupart sera visible sur mon site dès que j’aurai le temps de le refaire !

Taipan - De l’amour à vendre

6 mai 2010

<a href="http://taipan.bandcamp.com/track/de-lamour-vendre">De l&#8217;amour à vendre by Taipan</a>

Céhashi vous aime aussi (2)

5 mai 2010

On ne pouvait décemment pas clore cette période pré-sortie sans aller poser quelques questions au double musical de Taipan, qui pour l’occasion nous a offert deux remixes de son cru.

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Dans votre première mixtape, je me souviens d’une phrase de Taipan qui disait : “T’inquiètes, l’album s’prépare”. Pourquoi c’est finalement Taipan, et non Taichi, qui sort un album ?

Depuis qu’on taffe ensemble on pense a faire un putain d’album , c’est notre Graal , si on réussit ça… Pour nous toutes ces années n’auront pas servi à rien déjà, et même si on en vend que 2. Donc c’est pour ça qu’on a souvent et assez naïvement annoncé un album, jusqu’au jour où on a compris qu’un album c’est énormément de choses à faire… Au moment de cette tape , on était vraiment pas “équipés” pour faire un album , je me suis alors concentré sur la prod’ et Ponds a quand même décidé de commencer un album, voilà, c’est pour ça… C’est parti comme un album de Taipan, et ça l’est resté.

Pourquoi l’album a-t-il été si long à sortir ?

A cause de ce que je viens d’expliquer en fait : quand tu rappes en indé et que tu fais des études , que tu as un taff, etc, il y a beaucoup d’autres choses qui entrent en jeu , et donc aprés cette tape ponds s’est retrouvé à la Fac à Metz et moi j’étais toujours au Lux’, on se voyait beaucoup moins, et c’est d’ailleurs aussi pour ça que j’ai taffé la prod’ à mort pendant cette période, il n’y avait plus trop cette notion de groupe. Un jour je reçois un coup de fil d’un pote qui fait des études d’ingé-son à Bruxelles, qui me dit qu’il a un bon stud’ à dispo si on a un projet. Moi je commençais a avoir des bons retours sur mes sons par ailleurs et je ne pouvais pas lâcher à ce moment-là, j’ai donc appelé ponds et je lui ai parlé de cette opportunité pour lui… Une semaine plus tard il m’annonce qu’il démarre un album. Quelques temps après j’entends les gens -et lui-même d’ailleurs- parler d’un album, mais il démarrait à peine en fait… C’est la première raison.
Donc là on en est au stade ou Ponds commence un album, mais on ne sait pas qui, quoi, ni comment il va sortir. Moi je fais mon chemin, et je suis quand même toujours en contact avec lui, je lui envoie des prod’ de temps en temps. Je reçois un ou deux morceaux de temps en temps aussi , je remarque d’ailleurs que Ponds dans ce stud’ à Bruxelles a du matos pour faire du son et ne se gène pas pour s’en servir… Voilà, le temps passe, et je reçois un lien avec 7/8 morceaux de Ponds, il y avait entre autres “Balade” , “La vérité vraie” , “L’Ovni” , “Sale flic”… je l’ai félicité. Attention, c’est très rare entre nous ! lol
Les aléas de la vie font qu’on se revoit plus souvent, et je me suis donc plus investi dans l’album. Bon là, ça devient dangereux, on repasse en mode Taichi, et on fait “Le saut de l’ange”. Ce qui est dangeureux c’est qu’à ce moment là on est capables de foutre à la poubelle tout ce qui a été fait avant. On s’est donc attaché à refaire les meilleurs morceaux que Ponds avait maquetté, et en rajouter trois ou quatre pour finir l’album. Ensuite…. Ensuite… C’est le fabuleux destin d’un rappeur en indé… Juste pour l’anecdote, à un moment donné les pistes de l’album se trouvaient au Canada, dur à imaginer, mais “plus rien ne m’étonne” comme il dit souvent. Bon, l’avantage de ces bons morceaux que les gens avaient entendu c’est qu’il a commencé à avoir son buzz , et heureusement des labels commençaient à s’intéresser à lui, c’était la meilleure option pour sortir cet album au plus vite car ici il n’avait pas une structure lui permettant de tout gérer. Voilà…

Donc dans tout ce que je viens de raconter vous compter 1 mois pour chaque phrase et on arrive à 2010.

C’est pas la hhonte de sortir un album de rap qui s’appelle “Je vous aime” ?

Non c’est pas la hhonte, c’est la vérité vraie.

Est-ce que Taipan arrive encore à te surprendre ? Si oui, t’as des exemples ?

Ponds il me surprend dans la vie toutes les 4 minutes, Taipan aussi quand on enregistre, j’ai la primeur de ses punchlines et je me marre à chaque fois…. Je les découvre dans mon casque et certaines résonnent très très fort parfois. Sinon, un exemple…euh…. hier tiens : il m’a appelé a 8h30 du mat’ !

Tu peux nous donner un détail de l’album dont tu es fier mais que quasiment personne ne remarquerait ?

Si c’était un album Taichi, il y en aurait eu pas mal. Sur cet album je n’avais pas taffé dans ce sens, par contre dans les Afpan je me suis amusé…

Au fond, c’est quoi le secret d’une bonne production ?

C’est comme tout dans la vie, il n’y a pas UNE règle, UN secret… Le travail c’est important, et d’un autre coté il ne fait pas tout : mes meilleures prods ont été faites en 10 minutes pour certaines !

C’est quoi ta philosophie concernant les samples ?

Avant je me fixais des limites sur l’achat de mes disques, le genre musical, l’année d’enregistrement, la cover du vinyle… Maintenant je tape dans tout, vu que je ne sample plus que des petits bout à droite à gauche… ou même pas.

Il faut s’attendre à quoi de ta part sur cet album ?

C’est assez large , il y a des sons différents les uns des autres, voilà… Ce sera aux gens de juger, la seule chose que je puisse dire c’est qu’il n’y a pas un son fait après 2008, mais ça va… A ce jour je les kiffe encore beaucoup ! Et Ponds en a fait bon usage.

C’est quoi votre méthode de travail ?

Tout et n’importe quoi… Mais il y a tout de même une grande différence entre les “gros” morceaux et les freestyles ou Afpan. Pour ces derniers justement, la méthode de travail c’était ça : le mercredi j’envoyais un son à Ponds, le lendemain on allait au stud’ en fin de journée, il avait 2/3 punchlines en tête , et il les mettait en forme vite fait sur papier, puis on enregistrait. Tous les freestyles , Afpan, etc, ce n’est jamais écrit pendant des jours, tous ces “16″ là il les tape vraiment vite, c’est le plus hallucinant chez lui. Pour les plus “gros” morceaux, c’est quand il kiffe vraiment une prod’, et il prend alors son temps pour écrire. Donc je fais des prods, je lui envoie ou on les écoute en stud’, il choisit et taffe son texte de son coté, je n’interviens jamais, si ce n’est pour des refrains ou conneries dans le genre.

Avec le recul, tu ne trouves pas qu’il rappe de manière bizarre, ton cousin ?

Sa manière de rapper n’est pas ce que je trouve de plus bizarre chez lui ! Nan, quand on a commencé, on était tellement jeunes que Ponds rappait en cainri, c’est pour dire que la technique chez lui c’est quasiment inné, c’est “L’école du micro d’argent” qui l’a fait rapper en Français il me semble, et donc sa technique couplée avec sa voix, et en francais, ça faisait bizarre pour beaucoup de gens au début. Il y a des couplets sur la tape Taichi qui sont des yaourts de Jay-Z , Biggie etc, mais avec des mots français, c’est un très bon exercice d’ailleurs. Mais avec le temps, les gens ne trouvent plus ça si bizarre et il ne fait plus de “yaourt”. Quoique…

C’est quoi la phrase de Taipan qui t’a le plus touché, sur “Je vous aime” ?

“Mais si on savait vraiment, tu crois qu’on parlerait trop ?”

Vos parents, ils en pensent quoi de cet album ?

Nos parents pensent toujours qu’on se voit pour faire des matchs de basket.

D’après toi, le marché de la musique ressemblera à quoi dans dix ans ?

Je peux parler musique avec vous si vous le souhaitez mais “marché”… Connais pas !

Merci pour ces réponses, à très vite !

N’oubliez pas qu’il ne vous reste que 3 jours pour pré-commander l’album en vinyle ou CD et ainsi recevoir gratuitement sa version instrumentale !

Bonus 1 : un remix de ‘Balade au pays haut’, autre que celui inclus dans l’album.

<a href="http://taipan.bandcamp.com/track/balade-au-pays-haut-c-hashi-remix-in-dit">Balade au pays haut (Céhashi remix inédit) by Taipan</a>

Bonus 2 : Un remix vidéo d’”Au feu à droite” :

…et sa version audio :

<a href="http://taipan.bandcamp.com/track/au-feu-droite-c-hashi-remix">Au feu à droite (Céhashi remix) by Taipan</a>

Taipan - Morey-Saint-Denis

4 mai 2010

<a href="http://taipan.bandcamp.com/track/morey-saint-denis">Morey-Saint-Denis by Taipan</a>

G Bonson x Taipan - Balade Au Pays Haut

23 avril 2010

G Bonson est un producteur de Tours proche du label. Il a réalisé un remix de “Balade au pays haut” à notre demande.

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Salut et merci pour ta participation. Tu connaissais déjà Taipan auparavant ?

Pas du tout

Qu’as-tu pensé de l’original ?

C’est pas du tout mon style, j’ai trouvé les phases intéressantes mais musicalement j’écoute pas trop de Rap français.

Tu trouves que ça sonne trop Rap français ?

Oh bah moi tu sais, à partir du moment où je comprend les paroles, ça sonne trop Rap français pour moi (rires) !

A ce point-là ?

J’ai un rapport assez difficile avec le Rap français, et j’ai du mal à sortir des classiques comme “L’enfant seul” ou certains trucs de Fabe. J’ai pas trop suivi en fait, tu me demandes ma sélection HH français, il y en a 3, ils ont 10 ans, c’est toujours les même que je te ressors, j’ai pas évolué depuis.

Tu t’es pas trop fais chier à faire le remix alors ? Ça a dû te souler, non?

Sur le coup j’y ai pas trop cru, j’écoutais, les phases me paraissaient vraiment intéressantes, j’avais jamais travaillé sur un flow très musical comme ça, et j’ai de suite fait abstraction de l’ancienne instru’, qui est trop claire pour moi, je comprend trop de choses dedans. Après j’ai regardé le clip, je l’ai vu dans sa voiture, ça m’a évoqué un truc plutot soul, west coast, il prend des postures Hip Hop dans son jeu, ça m’a paru moins sec que le texte seul, je le voyais pas comme ça avant. Du coup une fois que j’avais “vu” le texte, j’ai mis une musique dessus.

Tu as galéré, quelle a été la principale difficulté ?

La musicalité ! Je ne m’étais jamais attaqué à un flow pareil, j’étais plus habitué à des raps linéaires, là le refrain est chaud, il reste une petite fausseté quand même mais ça passe, parce que le Rap c’est aussi ca, surtout moi, ce que je recherche, c’est pas un truc parfait. Pour moi c’est pas un remix que j’ai fait, c’est un mélange, je suis un collectionneur de Funk donc j’ai recherché dans mes disques ce qui peut coller, j’ai fait tourner des boucles dans Acid, et j’ai trouvé ce morceau qui collait, même le refrain.

Tout est issu du même titre ?

Oui, un seul, je ne fait pas trop ça d’habitude, je découpe et mélange énormément . Là c’est un unique morceau de Soul dont j’ai gardé tous les moments instrumentaux. Je me suis dit “c’est freestyle”, en plus j’ai pas énormément de temps en ce moment.

Ah bon, comment ça se fait ?

Je travaille sur un projet, l’album de ma vie, la concrétisation de 15 ans de samples, il y a des morceaux qui ont 10 ans dessus, d’autres 2 mois, voilà, on va essayer de sortir ça.

OK. Bon, et ton remix, à la finale, il te fait kiffer le morceau maintenant quand tu l’écoutes ?

Voilà ! (rires) Bah… j’ai essayé donner une légèreté, et c’est ce que j’attends du Rap français, que souvent je trouve trop grave. Il y a des bons morceaux qui sous prétexte qu’il faut du “poids”, ne donnent pas ce qu’ils pourraient donner.


Pour finir, tu peux me citer deux trois grosses influences pour toi, tous genres confondus ?

Doctor L “Navigator”, Fabe “La rage de dire”, sinon énormément de soul, funk, Webster Lewis, je sais pas, Klique… en francais Malinga 5, par exemple.

Merci pour ces réponses et pour ton remix, à bientôt !

Si vous ne connaissiez pas G.Bonson, n’hésitez à jeter une oreille à son myspace. Il est actuellement en train de finaliser son premier maxi.

Taipan - Succès posthume

14 avril 2010

<a href="http://taipan.bandcamp.com/track/succ-s-posthume-couplet-in-dit">Succès posthume (couplet inédit) by Taipan</a>

Fred Yaddaden x Taipan - Balade Au Pays Haut

12 avril 2010

Alors les gars, il en est où votre remix de “Balade au pays haut” ? Allez, pour vous motiver un peu, on vous laisse découvrir le remix qu’a réalisé Fred Yaddaden, à qui on a posé quelques questions au passage.

Tu pensais quoi du morceau “Balade au pays haut”, à la base ?
Fred Yaddaden : J’ai vraiment adoré ce morceau. Super bien produit, un refrain bien trouvé et entêtant, un excellent texte de Taipan… Le fond et la forme, tout y est ! Et je trouve que le clip rend plutôt bien.

C’était quoi le défi de ce remix ?
Sans hésiter, le refrain. Il est chanté donc il faut un peu plus de temps pour trouver les samples qui se caleront parfaitement à l’accapella, sans fausse note et avec la justesse qu’il faut.

D’après toi, que doivent faire les participants pour que Taipan aime leur remix ?
Faut qu’ils soient américains et qu’il y ait des claps !

Tu avais déjà remixé un morceau de Taichi, “Vapeurs”, par le passé. C’est sympa de travailler autour de la voix de Taipan ?
Ouais, j’apprécie énormément. Le mec a de très bons textes, des punchlines ultra efficaces, et il raconte pas trop de conneries… Et puis il a un flow d’enfoiré, et surtout, c’est ultra musical. Je pense qu’il a du faire un boulot énorme sur sa voix. Du coup, c’est un vrai régal de bosser dessus. Petit détail : Taipan rappe souvent sur des instrus au BPM assez lent, comme “Vapeurs” par exemple, et ça fait du bien d’essayer de remixer des morceaux qui tournent à moins de 90 BPM.

LZO Records a une longue liste de remixes à son actif. Dans la série Bootleg Remixes, c’est lequel ton préféré ?
Sans hésiter, le remix de J-Live produit par Lartizan. La prod est complètement dingue, il l’a d’ailleurs réutilisée pour le morceau “Tu tues” avec Sept et Soklak. Lartizan est capable de sortir des sons dont il est impossible de comprendre comment il a fait, même en ayant le morceau samplé et son instru finie côte-à-côte. Ce joli tour de magie musicale est un beau pied de nez à tous ceux qui ne voient dans le sampling que du vol pur et dur.

Lartizan utilise énormément la technique du remix pour produire des morceaux rappés, c’est-à-dire qu’il fait une prod, le rappeur pose dessus, et il refait une prod qui s’adapte à ce qu’a fait le rappeur. Tu travaillais comme ça, lorsque tu travaillais avec les rappeurs de la Cinquième Kolonne, ton ancien groupe ?
Non, jamais. Sur l’album qu’on a fait, un seul morceau est un remix (”Possession”). Le reste, je faisais passer des sons aux rappeurs et on pondait un morceau. C’était le rappeur qui s’adaptait au beatmaker et rarement l’inverse. Après, remixer les morceaux, je pense que c’est vraiment cool lors du séquençage et la réalisation du morceau. D’avoir déjà la voix mise à plat, ça te permet de tenter des trucs auxquels tu n’aurais pas forcément pensé au début, de bosser le titre différemment, tenter de nouvelles choses avec un résultat immédiat.

Tu as récemment sorti “The Shadow of a Rose”, un album entièrement instrumental. Est-ce que la technique de création de ces morceaux instrumentaux est différente de tes prods destinées à des rappeurs ?
Techniquement, ça reste assez similaire. Les procédés sont les mêmes. C’est toujours du sample, je retravaille chaque son et construit mes morceaux plus ou moins de la même façon. Ce qui varient réellement, c’est le style, le fait d’avoir zéro limite et de ne pas avoir le souci de savoir quelle place je laisse au rappeur. Je peux caler quinze milles samples sans que ça fasse trop surchargé et que ça se monte dessus.

Au fait, que deviennent tes acolytes de la Cinquième Kolonne ?
Fisto continue son bonhomme de chemin. Je crois qu’il sort un maxi en mai et qu’un album produit par les Soul Square (ex-Drum Brothers) devrait suivre. Arom vend des bières derrière son zinc à St-Étienne. Piloophaz continue de sortir différents projets régulièrement. Et Dj O’Legg est peut-être en train de finir sa mixtape qu’il devait sortir en 2005.

Ça ne te manque pas de travailler avec un rappeur ?
J’ai mes périodes. Parfois j’aimerai bien faire quelques titres avec un même rappeur, développer des petits délires sur quelques morceaux. Faire des trucs un peu plus léger de ce que j’ai l’habitude de faire, vraiment pour m’amuser mais faire ça bien. J’ai souvent des idées de morceaux que j’aimerai concrétiser dans la spontanéité mais j’ai pas vraiment de rappeur motivé et dispo sous la main, que je peux enregistrer chez moi. Et si jamais je bosse étroitement avec un rappeur, j’aimerai bien me positionner en tant que producteur/réalisateur… autant dire que je vais être sacrément casse-couilles.

Tu travailles sur quelque chose en ce moment ?
Je produis un peu en vrac ces temps-ci, des remixes par-ci, des morceaux instrumentaux par-là, des beats pour les rappeurs, etc. Hormis quelques titres que je garde bien au chaud pour un futur projet instrumental, je fais écouter mes nouveaux sons au gré des opportunités et des rencontres, et après, ça le fait ou pas. Mais j’ai de plus en plus l’envie de me lancer dans un petit projet bien boom bap, avec un rappeur et partir dans des délires de story-telling, développés sur plusieurs titres.

Question piège : est-ce que Taipan rappe mieux que CHI ne produit ?
J’ai toujours plus de sympathie pour les beatmakers, alors CHI mange Taipan. Ou pour tourner ça autrement, je pense que Taipan ne rappe jamais aussi bien que sur des prods de CHI.

Et est-ce que CHI rappe mieux que Taipan ne produit ?
Taipan a ce côté surprenant derrière les machines que CHI n’a pas forcément derrière le micro.

Allez, une dernière question : tu as écouté l’album de Taipan, “Je vous aime” ?
Oui, j’ai eu la primeur de le découvrir avant sa sortie. Des titres renversants et d’autres plus anecdotiques, 3-4 immenses claques dans la tronche, des sujets bateaux traités super intelligemment et avec tout l’humour et la finesse qu’on lui connait. Et un niveau de production énorme ! Très peu de faux pas, un beau premier album !

Si vous ne connaissiez pas Fred Yaddaden, n’hésitez à jeter une oreille à son album “The Shadow of a Rose”, sorti en 2009 chez LZO Records. Il est intégralement en écoute sur notre site.